Son histoire
C’est une race très ancienne. Son existence remonte au temps de Jules César, lequel découvrit les combats de coqs en envahissant la Gaule, puisqu’elle est décrite dans la « Guerre des Gaules ». Cela lui donne au moins 2035 ans d’ancienneté. Elle avait obligatoirement une crête simple, seule connue en Europe, jusqu’à l’arrivée des volailles asiatiques, donc au plus tôt vers le XVIe siècle.
Les coqs de cette race sont de vrais spadassins et des batailleurs par excellence. Ils ont toujours été élevés par les amateurs en vue des combats de coqs, si renommés dans le Nord de la France.
Ses caractéristiques
La forme du coq doit être ronde et non anguleuse, son port est droit, sans raideur, sa démarche est élégante. Il possède des couleurs très riches ; les paysans l’appellent « Coq Faisan ». Les poussins s’élèvent assez rapidement et donnent des poulets à chair délicate. Les coquelets, vers l’âge de deux mois, se battent déjà avec acharnement, mais à cet âge les coqs sont encore inoffensifs. La crête est simple, les tarses sont jaunes.
La race se décline en trois tailles : le Grand Combattant du Nord (Coq 4 à 5 kg – Poule 2,5 à 4 kg), le Petit Combattant du Nord (à la taille près, mêmes caractères que le Grand ; Coq 1,250 à 1,500 kg – Poule 1 à 1,250 kg), et le Combattant du Nord Nain (seule différence avec ses grands frères : son poids, 625 à 750 g).
Grand Combattant du Nord
Petit Combattant
Combattant Nain
Les combats de coq
Les combats de coqs avaient lieu dans des gallodromes, petits rings de 3 à 4 mètres de côté entourés de grillage d’un mètre de hauteur. Peu de temps avant le combat, le coq était armé d’éperons en acier fixés sur ses ergots. Le combat durait 6 minutes ; celui qui demeurait debout à la fin était déclaré vainqueur, si les deux étaient debout ou couchés, le combat était déclaré nul.