Son histoire
En 1922, Fontaine le présentait comme peu connu, rarement exposé. À l’origine, c’est un pigeon fermier prisé pour sa beauté et sa fécondité. Il logeait dans les étables ou les greniers des fermes de la Somme et du Pas-de-Calais. Le nom, très curieux et particulier de cette variété de pigeons, vient des petites cases de bois appelées « manottes » dont les éleveurs garnissaient l’intérieur de leurs étables ou pigeonniers. Les Manottes d’Artois peuplaient à l’évidence certains pigeonniers anciens dans les fermes de la région du Nord, occupant les petites cases qui s’y trouvaient.
Ses caractéristiques
C’est un pigeon de bonne moyenne, au port légèrement relevé aux marques typiques. Il mesure de 36 à 38 cm de la pointe du bec à l’extrémité de la queue. Masse : 500 g pour les mâles, 450 g pour les femelles. Le fond du plumage est blanc, avec des tâches noires ou bleues. C’est un joli pigeon peu sauvage, issu de pigeons de la Flandre française.
Situation actuelle
Ce pigeon disparut à la fin de la Deuxième Guerre mondiale, à la suite de la disparition de petites fermes, du remembrement et du changement de mode de vie des agriculteurs. En novembre 1988 à Tressin et février 1989 à Lille, M. Daniel Delporte présenta des Manottes qu’il avait seul recréées. Le type était excellent et le standard ancien respecté. Il y eut tout de suite un vif engouement pour ce pigeon retrouvé, et son attrait n’a pas faibli depuis dans toute la France.