Son histoire
L’existence de ce pigeon remonte à plusieurs centaines d’années. À la fin du XVIIIe siècle, il était élevé surtout dans les monastères et les fermes de trois anciens diocèses : Arras, Cambrai et Tournai. C’est en 1891, dans un journal « Chasse et Pêche » de Bruxelles, que parut la première description détaillée de cet oiseau. Sélectionné à la fin du XIXe siècle, et présenté pour la toute première fois en tant que race à part entière en 1889 à l’exposition de Lille par Robert Fontaine, le Carneau nous parvient au début du XXe siècle en ayant conservé ses trois qualités fondamentales d’origine.
Ses caractéristiques
Le Carneau est un pigeon de taille moyenne à la poitrine largement développée, une race rustique et excellente reproductrice, et enfin une couleur portée à un rare point de perfection. Le premier standard fut publié en 1891. Robert Fontaine lui décela une autre qualité : « Ce pigeon comestible par excellence est des plus prolifiques ». En 1928, le Professeur Lienhart publia un standard plus précis, en insistant sur le poids : il conseillait de ne pas dépasser la taille moyenne, l’inutilité d’en faire un pigeon géant au détriment de la fécondité. Il mesure environ 37 cm pour les femelles et 39 cm pour les mâles, de la pointe du bec à l’extrémité de la queue lorsque le pigeon est étendu. Le poids doit être de 600 à 675 g. De couleur rouge ou jaune, avec ou sans épaulettes blanches. Le contour de ses yeux est rouge et son iris jaune orangé.
Situation actuelle
Le Carneau est un pigeon très apprécié qui a de fervents et nombreux admirateurs tant en France qu’Outre-Quiévrain. Le Carneau originel était brun rouge avec des épaulettes blanches ; le rapprochement avec le costume des religieux Carmes vient naturellement à l’esprit.